UA-154145200-1 Martine LE COZ. Céleste. Prix Renaudot 2001 | Monsite

RESUME

 

Au printemps 1832 alors que Paris est en proie à une épidémie de choléra, Céleste, l’une des nièces du peintre Paul Huet, rencontre chez son oncle un médecin : Lodran.

C’est le coup de foudre.

Pourtant ni l’un ni l’autre ne peuvent s‘avouer leurs sentiments, par pudeur mais surtout parce que tout les sépare.

Fils d'esclave haïtien, Lodran a la peau noire.

Dans sa vie quotidienne à l'Hôtel Dieu, les prostitués ne font certes pas de difficultés pour qu’il les soigne, mais il n'en va pas de même pour les bourgeois.

Venu trop tard au chevet d'un notaire, il se voit ainsi accusé d'empoisonnement par la veuve et doit s'exiler.


Si Martine Le Coz privilégie ici l'analyse des sentiments amoureux, son personnage de Lodran lui permet de revenir sur le statut des immigrés noirs dans la société française de la Monarchie de Juillet, thème qu'elle a traité dans son précédent livre, Le nègre et la Méduse.


En fait, ce n'est pas seulement la couleur de peau qui entrave les amours de Céleste et Lodran.

A leurs côtés, Paul Huet qui veille sur sa nièce en est aussi amoureux.

L'auteur n'en fait pourtant pas un personnage antipathique mais plutôt attachant et contradictoire, car jaloux de Lodran, il a aussi de l'admiration pour lui.

Cette histoire d’amour impossible ne révèle pas toute la singularité du roman de Martine le Coz.

A l’image d’un Dumas, l’auteur sait en effet prendre des libertés face à la réalité historique. Elle met ainsi en scène Paul Huet et d'autres personnages réels mais les détourne de leurs destins connus pour contribuer au jeu de la fiction.

Au-delà, elle en fait ses propres personnages et nous les rend extraordinairement proches. Il en va de même pour l'époque, car l’auteur sait nous économiser de fastidieuses descriptions du Paris de 1832, tout en rendant l’atmosphère de la ville conforme à celle de Paul Huet.

Céleste est un roman historique et romanesque comme on en voit peu. 

 

L'AUTEURE

 

Martine Le Coz vit à Amboise.

Ses romans, depuis une vingtaine d’années (« Gilles de Raiz ou la confession imaginaire », « Journal de l’Autre », « Le Nègre et la Méduse »,« Nos lointains et nos proches »...) mettent en question une conscience fraternelle.

Elle a reçu le prix Renaudot en 2001 pour « Céleste ».

Martine Le Coz est une artiste hors-norme.

Prix Renaudot 2001 pour son sublime roman Céleste (éd. du Rocher), qui raconte l’amour d’une jeune Parisienne pour un médecin antillais, lors de l’épidémie de choléra qui frappe la France en 1830, elle a peint ensuite une cinquantaine de portraits d’auteurs du 20ème siècle, avec beaucoup d’intuition.

Poétesse d’une douceur rare, elle est capable de braver les sujets les plus sauvages et a notamment publié plusieurs romans sur Gilles de Rey, le compagnon d’arme de Jeanne d’Arc qui s’enlisa dans le crime.

 

Martine LE COZ. Céleste. Prix Renaudot 2001

4,00 €Prix
  • Très Bon Etat

    • Broché : 276 pages
    • Editeur : Editions du Rocher. 2001
    • ISBN-13 : 978-2268040271
    • Dimensions : 15,5 x 2,2 x 24,1 cm

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